Editorial Avril/Mai 2002

Vous avez dit monstre ?

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Mâchoire de la mort, machine à tuer, monstre sanguinaire, cauchemar vivants des plongeurs surfeurs et baigneurs…

Ceci n'est qu'un échantillon des qualificatifs peu flatteurs attribués aux requins et particulièrement au Grand Blanc.


Ce plaidoyer n'a pas pour but de provoquer la fureur des victimes mais seulement de nous amener à réfléchir sur ces nombreuses leçons que nous donne la nature.


Aussi cruel que soit le requin il ne le sera jamais autant que l'homme.


Attiré par le sang, son instinct de chasseur le propulse sur des proies les plus vulnérables, mais comment faire autrement lorsque l'on fait parti des plus gros prédateurs ?

 

Dents acérés, regard noir inexpressif empreint d'une froideur glaciale, fuselé comme une flèche empoisonnée, ombre inquiétante surgissant des abysses…


Serait-ce se faire avocat du diable que de défendre l'indéfendable ?

Pourtant l'homme défends bien les siens.

 

Que lui reproche-t-on au juste à cette force fascinante de terreur ?

De tuer pour se nourrir et survivre ?
L'homme tue sans aucune raison valable.

D'effectuer une danse macabre autour de ses proies ?
C'est tous les jours que l'homme prend un plaisir sadique à danser autour des plus faibles, afin de les dépouiller tout en se cachant derrière le masque de la normalité.

D'attaquer sournoisement, sans laisser prévoir son arrivée soudaine ?
Qu'en est-il des nôtres qui frappent par derrière, ou pire avec le sourire, se délectant des atrocités qu'ils commettent, se vantant de leurs écœurantes prouesses .

 

 

Avez-vous remarquer que souvent le requin est seul face à sa victime, il assume son acte.


Etant censé être plus évoluer que l'animal, pourquoi l'homme est obligé de se multiplier par 10 contre 1 pour se sentir important, muni d'une force malsaine ?

 

Son odorat développé flairant l'hémoglobine à des km à la ronde, on a vite fait de le classer dans la catégorie créature sanguinaire ; on l'étiquette de charognard.
L'être humain, lui, flaire bien l'odeur des dollars à des milliards de km, et cela au détriment de la planète, de ses semblables, de toutes morales.

 

 

La comparaison pourrait durer longtemps, n'alourdissons pas cette sinistre métaphore vivante.

L'homme demeure le seul animal capable de se mentir à lui-même. ( Jean-François BOUVET)



Ceci dit, il n'est pas interdit de s'interroger.


A votre avis quel est le plus cruel ? Le plus perfide ?
Je me suis longtemps demandée pourquoi on jugeait si rapidement des animaux comme le requin, le crocodile, le tigre. Ces animaux impressionnent dans leur façon de survivre, car ils emploient des techniques quelque peu cruelles et spectaculaires.
Juger l'apparence est le propre de l'homme, il essaye de se rassurer en se disant qu'il existe plus barbare que lui. C'est bien connu, l'homme se différencie de l'animal car il est pourvu d'une conscience et d'une âme !! Aussi noire soit-elle, peu importe, le voilà rassuré.

 

 

Je ne peut m'empêcher de ressentir une certaine fascination envers ces gros prédateurs tels que le Grand Blanc, l'Orque… Ils sont majestueux, dignes, leurs combats sont légitimes…

 

 

C'est sûr on s'attendrira davantage sur un moineau picorant un vers de terre, mais la nature a ses lois, les grands animaux n'ont d'autres choix que d'employer la violence pour pouvoir se rassasier et continuer ainsi leurs chemin sur la surface de la planète, du moins ce que l'homme daigne lui laisser, mais ceci est un autre débat…


L'homme contrairement à l'animal pense ; mais l'animal n'a pas à penser, il sait.
(Batiste W. Foisy)

 

 

Francine